Les tiers supérieur de l’écu, partie qu'en héraldique on appelle le « chef », est partagé en deux. Le coté droit présente un champ bleu et un croissant d’argent entouré de douze étoiles d’or. Ce symbole évoque Notre-Dame sous le vocable de l’Immaculée-Conception, patronne de Collège nord-améicain de Rome où Monseigneur Mulhall a fait ses études de théologie avant d’être ordonné prêtre. Le côté gauche est vert avec trois étoiles d’or, symbole emprunté au blason de la famille Mulhall. La section centrale ornée de la fourrure héraldique de l’hermine évoque le blason de la famille Hickey. Son Excellence veut ainsi souligner l’héritage de ses parents, Vernon et Maureen Mulhall.
Peterborough, le diocèse où est né l’évêque, est représenté en bas à gauche par un champ bleu portant la croix latine inversée (saint Pierre) alors que le champ vert avec la colombe de la paix dressée sur une épée d’or représente le diocèse de Pembroke (saint Columbkille).
La devise de Monseigneur Mulhall est Fiduciam habemus apud Deum (nous avons confiance devant Dieu). Dans sa première lettre, l’apôtre Jean exprime une idée fondamentale dans l’histoire de la spiritualité chrétienne. Par la grâce du baptême, les chrétiens ont « de l’assurance devant Dieu », une confiance qui leur vient de leur adoption. Jésus, le Fils et le Verbe, qui était auprès de Dieu de toute éternité (Jean 1,1) nous a gagné la confiance et l’amitié de Dieu notre créateur.
La même idée a inspiré les contemplatifs des générations suivantes. Dans leur quête de la sainteté, les moines du désert de Palestine au 5e siècle ont repris cette idée de confiance ou d’audace (en grec, parrèsia). S’inspirant des écrits de l’apôtre Jean, les moines ont appliqué à notre relation à Dieu la notion de confiance, d’assurance, de complicité avec laquelle nous nous adressons à un grand ami qui nous aime et nous guide jour après jour. Le chrétien qui chemine vers la perfection spirituelle dans la prière et le renoncement grandit chaque jour dans la confiance (fiducia).
Aujourd’hui, comme à toutes les époques de l’histoire, le Christ ressuscité appelle chacune et chacun de nous à cette même amitié intime, faite d’écoute et de réponse confiante au Bien-aimé. Cette confiance, il nous l’accorde dans le mystère de son Église. Sachons apprécier l’invitation que noues adresse le Christ et grandir chaque jour dans la confiance (fiducia-parrèsia).